jeudi, 10 septembre 2020 05:15

"dis Mère-Grand..." : ‘‘La Consoude”

"dis Mère-Grand..." : ‘‘La Consoude”

La “Consoude” : de la famille des Boraginacées - Symphytum officinalis.

Cette robuste plante est vivace, avec des feuilles épaisses et plus ou moins rêches, les inférieures ovales, lancéolées, pétiolées allant de 25 à 1.20 m.

La consoude fleurit de mai à juillet dans presque toute la France, elle est rare dans le midi. Les fleurs passent du blanc au bleu, à son apogée, ce qui permet d’attirer les insectes pollinisateurs lorsque la maturité des organes sexuels est à son optimum.
L’organisation de la fleur se fait autour du chiffre 5 : 5 sépales soudés à leur base, 5 pétales soudés en tube, 5 étamines (appareil reproducteur mâle)
C’est une plante sauvage qui a toute sa place dans nos jardins : une véritable plante potagère mais aussi un engrais végétal.

La culture de cette plante robuste nécessite peu de soins. Le semis de graines se réalise du printemps à l'été ; prévoyez de la place car la plante s'étoffe d'année en année.

Vertus médicinales
(Symphytum officinalis seulement) :
Elle a été considérée dès l'Antiquité comme plante médicinale utilisée pour aider la cicatrisation des plaies, pour soigner les entorses et les ecchymoses ou encore pour les douleurs articulaires et musculaires. Ses feuilles comme ses racines contiennent de l'allantoïne, une substance capable de stimuler la multiplication cellulaire.
Les feuilles de consoude sont aussi riches en protéines, en vitamine B12 (qui fait souvent défaut aux végétariens), en silice et en potassium (attention, ses racines, en particulier, renferment des alcaloïdes, les pyrrolizidines, toxiques pour le foie en cas de consommation prolongée). Adoucissante, elle calme les inflammations, analgésiante pour la douleur, cicatrisante, sédative, rafraichissante (diminue la température du corps)…

En cuisine :
Elle saura également accompagner et même composer vos meilleurs plats cuisinés. Les jeunes feuilles seront dégustées en salade. Un peu plus âgées, elles se cuisinent comme les épinards, s'ajoutent aux soupes, aux quiches, aux crêpes ou aux farces. Les tiges et les côtes des grosses feuilles peuvent aussi être cuites et consommées comme les côtes de blettes. Essayez aussi de les enrober de pâte à beignet : elles font alors penser à des filets de sole, tant à l'œil qu'au palais.


Christine Belleville - Cuisine Vagabonde
Tel : 06.28.32.43.98
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www.cuisine-vagabonde.com


 

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