jeudi, 10 septembre 2020 05:11

Association AEJF ; Les Amis de la Rue

Association AEJF ; Les Amis de la Rue

Mon enfance a été marquée de souffrance, d'abandon et de manque d'affection. L'avenir me semblait obscure sans but à atteindre. Mon éducation m'a conduit à avoir de mauvaises relations et j'ai sombré dans toutes sortes d'excès. Ma situation familiale se détériorait, ce qui m'a conduit à quitter ma région pour arriver en Haute Savoie.

Etant en situation précaire et loin de mes proches, j’ai été amené à me poser beaucoup de questions.
C'est en découvrant l'Evangile que mes forces et mon espoir dans l'avenir se sont révélés. J'ai très vite saisi le message d'espérance et ai retrouvé ma dignité. Ma situation en 6 mois a évolué à grands pas.


Arrivé à Annecy en 1998, j'ai trouvé un travail, dès 1999, que j'ai gardé durant 20 ans.
En 2001 mes fiançailles, en 2003 mon mariage, en 2004 la naissance de mon fils et en 2007, celle de ma fille. Ce parcours plus posé m'a surement construit et en reparlant de cela j'ai le sentiment de parler de quelqu'un d'autre. Tout ce chemin a été moteur pour le projet.


Je savais que la vie n'épargne personne, c'est pourquoi j'ai choisi d'être utile envers ceux qui vivent cette fatalité. Mon témoignage et mon expérience pourraient avoir du poids. Je le pressentais.

ADLR (Amis de la Rue)

“Amis” et non pas maraude, ni SDF ! Un Ami c'est quelqu'un qui a une vraie valeur à nos yeux. Mon but était de partager avec eux comme avec des amis.

 



J’ai commencé en 2005. Seul, j'allais dans les rues avec mon sac pour distribuer des repas préparés de chez moi avec mon épouse. C'est très rapidement qu'un ami a voulu s'associer avec moi (plus par peur que je sois agressé qu'autre chose). Très vite la compassion pour les ADLR va naître en lui.
En 2006, l'équipe va prendre une ampleur magnifique. Nous avons été une dizaine à nous donner à cette tâche. Nous avons alors acheté un trafic pour en faire un lieu de rencontre avec pour slogan : “l'Evangile est un pain qui se partage”.

Nous avons alors réfléchi à une autre forme et c'est là que l'idée est née d'inviter mes Amis autour d'une vraie table. Nous avons ouvert des locaux au sein de mon église et chaque mois, avons organisé un repas collectif : grand banquet préparé pour une trentaine de personnes en plus des distributions dans les rues.
La gestion devenait plus lourde, il fallait de plus en plus de bénévoles.
Aujourd'hui, après 15 années, ma relation avec les ADLR n'est hélas plus le même.  J'ai dû arrêter non pas par choix mais pour un équilibre de vie personnel. L’association n’a pu poursuivre son chemin.
Je pense très fortement ouvrir une nouvelle structure plus ponctuelle ou occasionnelle.
Si cet article pouvait donner de belles idées à certains pour m’accompagner dans ce nouveau projet… N’hésitez pas à me joindre. Merci.


Michel Freyne
Association ADLR

 

 

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