lundi, 09 septembre 2019 12:46

“Le Paradis quoi !”

“Le Paradis quoi !”
 
D

ans le Jardin d’Eden, la vie devait être plutôt cool ! Les êtres humains étaient dotés de facultés qui feraient pâlir nos chercheurs et les plus férus de nos techniciens ! L’univers quantique dont nous commençons à percevoir les possibilités insoupçonnées composait simplement le quotidien d’Adam et Eve. Dieu était là, au milieu d’eux et faisait partie de leur vie.

Tout était ordonné à, par et pour l’Amour. Chaque parole, geste, intention, regard… faisaient l’objet de toujours plus d’Amour entre les êtres et à l’égard de leur environnement.

Le Paradis quoi !

Qu’est-ce qui a pu rompre cette harmonie ?

Qui a pu rompre cette simplicité et cette richesse de vie ? Probablement une trop grande impatience et, déjà, notre mentalisation avide de comprendre le mystère de ces conditions de Vie.

Je crois que le plan du Créateur sur sa créature était de lui proposer une progression dans cette compréhension. Au même titre que l’univers tout entier est en expansion depuis l’origine du Big Bang, Dieu a proposé à l’Homme de grandir progressivement et en l’accompagnant dans la connaissance de cet immense projet d’Amour.

Le deal ?

“Tu peux profiter de tout ce qui est mis à ta disposition, de ces conditions incroyables où la souffrance n’existe pas, où la mort est inconnue, où le lait et le miel coulent à flots, où chaque être humain dispose de l’in - fini parce que tout est fait par Amour !”

La seule condition que Dieu impose, c’est la patience pour appréhender ce plan d’Amour parce que s’il lui avait été révélé d’un coup, l’Homme en aurait été totalement aveuglé !

Réalisons que nous utilisons tous les superlatifs pour tenter de décrire l’Amour dont nous sommes aimés et nous avons raison. Il faut aussi intégrer que cette nature divine est simultanément petitesse, humilité, réserve et que dans cette conception de l’Amour divin, l’effacement et le don de soi font aussi partie de ce mystère d’Amour. Dieu n’y échappe pas, c’est sa nature même (son ontologie pour utiliser des mots savants !). Pour aimer comme il aime, il va jusqu’à être dépendant de la liberté qu’il donne à l’être aimé !

Dieu est dépendant de nous !?

C’est cela qu’il ne fallait pas savoir. C’était cela l’Arbre de la Connaissance auquel il ne fallait pas toucher : apprendre que Dieu, dans son Amour, va jusqu’à être totalement dépendant de nous et que nous pouvons, dans notre parfaite liberté, accueillir ou non ce plan d’Amour divin.

C’est là que ça a coincé et que ça coince encore ! Non pas qu’il y ait eu conflit entre l’Homme et son Créateur. L’Homme n’a aucune raison d’en vouloir à ce Dieu si avenant à son égard.

Différents facteurs se sont conjugués :

- l’orgueil d’un Lucifer (archange de la Lumière) qui prétend que dans cette dépendance, Dieu court à sa perte …

- ce même Lucifer jaloux de n’être pas traité à l’égal de la créature humaine.

- et surtout la prétention d’une Eve qui entend montrer à Dieu qu’elle n’a pas besoin de Lui pour savoir aimer.

L’enfer est pavé de bonnes intentions !

 

Notre monde n’en est-il pas toujours là ?

Par notre technique et notre intelligence, par la mentalisation de toute chose qui nous coupe de notre pleine Conscience, nous pensons pouvoir nous passer de cette dimension spirituelle dans notre recherche de la paix, d’harmonie, dans notre quête du bon, du bien, du beau, du vrai…

Et dire que tout est pourtant d’une simplicité enfantine ! Redevenir comme des petits enfants dans la confiance accordée à un “Père/Mère” tellement aimant.

Hélas, nous nous laissons piéger par un “Oui mais” dévastateur et alors l’histoire, sans fin, recommence…

 

Benoît



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