vendredi, 07 septembre 2018 06:49

Septembre • Octobre 2018 édito

Septembre • Octobre 2018
 
C
omme si cette canicule était un épisode climatique exceptionnel mais avec lequel il nous faut conjuguer… Comme si ces dizaines de milliers d’hectares partis en fumée dans le ciel californien demandaient simplement une nouvelle organisation pour limiter les dégâts… Comme si ces tempêtes à l’issue de ces grosses chaleurs nécessitaient simplement quelques « aménagements » pour “limiter la casse” lors des prochaines pluies diluviennes…

Leçons et devoirs de vacances…
Comme si l’interdiction de rouler pour les véhicules les plus anciens allaient régler le problème de pollution en ville… Pas une seule journée durant cet été sans que les media ne relatent les conséquences de notre inconscience en terme d’écologie, de dégradation des terres, de l’air, des eaux…

Pourtant et trois fois hélas, la manière de relater l’info présente sournoisement une situation inévitable et nous apprend à accepter l’inacceptable. Ce qui nous est présenté comme une évidence dans l’urgence d’un changement s’accompagne systématiquement d’un énorme « Oui mais on ne peut ni techniquement, ni économiquement, ni politiquement, changer du jour au lendemain » ! Nicolas Hulot en sait quelque chose ! Il faudra effectivement trois longues années pour que les assassins de nos abeilles, de nos cours d’eau et nappes phréatiques puissent trouver une organisation leur permettant de conserver leur avoir et leur pouvoir avant la présentation d’une solution politiquement acceptable.

Et donc les politiques accordent des délais qui sont juste suicidaires.
Mais notre écosystème ne dispose pas de trois années “glyphosatisées” !
Et je ne suis pas en train de faire du catastrophisme écologique. Je parle d’une prise de conscience beaucoup plus profonde et qui s’appelle l’écologie intégrale.
Notre planète n’a pas simplement besoin de mesures salvatrices à mettre en place collectivement ou individuellement pour tenter d’améliorer les conditions de vie pour nos enfants et petits enfants.
L’écologie intégrale est, à l’image de la permaculture, une affaire beaucoup plus globale qui tient compte de multiples paramètres interactifs avec un regard beaucoup plus holistique sur nos modes de vie.

Ne faut-il pas ajouter à toutes ces tentatives louables et précieuses, une dimension qui, j’en suis de plus en plus persuadé, sous-tend de nombreuses démarches mais qui, par pudeur, par respect … ne sont que rarement verbalisées : la dimension spirituelle ! Et je ne parle pas forcément ici de religionsssss !

Je parle d’une authentique quête de sens que je repère dans toutes mes rencontres. Je le redis haut et fort, toutes les personnes qui sont animées d’un réel désir de changement alimentent leurs vies d’une dimension spirituelle.

Cette dernière peut prendre des formes multiples et toutes sont respectables lorsqu’elles répondent à une sincère et profonde quête de sens : la communion avec la nature, la recherche du beau à travers une œuvre d’art, la rencontre lorsqu’elle est inspirée d’une bienveillance attentive, un temps de méditation, de travail en pleine conscience, un temps d’oraison, un temps de silence pour goûter la puissance du moment présent…

Ces moments nous tournent vers nous-mêmes avec le beau cadeau de nous révéler la merveille que nous sommes au plus profond de nous. Ces instants nous tournent vers l’autre pour goûter la joie du partage et de la communion avec cette nature généreuse. C’est cet élan de gratitude qui doit être moteur du respect que nous lui devons, et pas seulement une attitude militante même si c’est pour dénoncer la folie des hommes.

C’est cela l’écologie intégrale. Personnellement, je la trouve si bien exposée et expliquée dans l’encyclique Laudato Si ! Et bien d’autres que François ont fait ce travail pour proposer plus de cohérence et donner des pistes pour ces moments si délicats que traverse aujourd’hui notre humanité.

Il nous faudrait multiplier les opportunités de pouvoir partager cette dimension spirituelle. Elle est moteur de tant de belles initiatives et d’une telle fécondité. Elle devrait être présente au cœur de chacune de nos rencontres, de nos réunions de travail dans l’entreprise comme dans nos associations… Quel beau challenge à relever et quelle source d’expériences inattendues parce que … "Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux." (Le Petit Prince – Saint Exupéry).

J’ai soif de rencontrer, partager avec des personnes, des associations, des entreprises… qui aimeraient se nourrir et nourrir leur projet d’une touche de cette précieuse dimension. Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à me rejoindre par un mail adressé à Limpresario !

Benoît

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