mardi, 29 août 2017 10:05

La courbe de l’autonomie

La courbe de  l’autonomie
V
oici en quelques raccourcis, la présentation d’un outil précieux qui veut analyser le processus de croissance vers l’autonomie. Les différentes étapes présentées ici dans le cadre de la croissance de l’individu sont applicables dans différentes situations faisant appel à des stades d’évolution.
Cette boucle présentée est une boucle sans fin puisque elle aboutit à la décision ultime de faire le choix du stade premier qu’est la dépendance.

L’individu passe en effet, et d’abord, par le stade de la dépendance (l’image du bébé dans le ventre ou dans les bras de sa mère et qui en attend tout, surtout de la tendresse et la réponse à son besoin vital de survie).

La deuxième étape est celle de la contre-dépendance.
C’est l’heure du « non » de l’enfant qui a grandi et qui, prenant conscience de ses capacités propres, va désirer s’affirmer de façon anarchique. Ce stade va lui permettre d’avancer dans la prise de conscience de son identité.

Cette contre-dépendance est le passage vers à un degré supérieur : l’indépendance. Souvent sans le consentement du parent, l’individu, dans un moment de colère et de révolte exprimées, va quitter le nid familial pour aller faire sa propre expérience. Moment douloureux pour un parent ou un éducateur qui se doivent d’accueillir et de respecter cette rupture salutaire mais, ô combien, inconfortable et peu sécurisante. « Va, fais et je serai toujours là pour toi ».

C’est la condition pour que le petit d’homme entre dans l’interdépendance, dernier stade avant l’autonomie. C’est l’heure de la découverte, de l’expérience, de l’acquisition de connaissances, de la rencontre de l’autre avec qui il va échanger. Ce partage est source de capacité à juger et penser par lui-même. Plus tard, l’enfant reviendra vers le parent pour confronter des idées, des croyances, des projets et sa propre vision du monde. Ce retour n’est bien sûr possible que si la rupture dans la recherche d’indépendance n’avait pas été trop brutale. Pas facile pour un père ou une mère de rencontrer l’adulte dans l’enfant qui était parti. Accepter soi-même d’expérimenter l’interdépendance avec son enfant (ou un collaborateur dans le monde de l’entreprise), c’est une bien belle occasion de voir le chemin que nous avons nous-mêmes parcouru... ou pas.

Le stade ultime est donc l’autonomie. La vraie liberté, c’est de pouvoir choisir sa dépendance !

Nous espérons que, pour certains d’entre vous, ces quelques réflexions vous auront aidés et qu’elles pourront être une étape vers une meilleure connaissance de vous-même.

Benoît

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