lundi, 04 novembre 2019 06:07

Culture et perma-culture

Culture et perma-culture
J
Je suis heureux de vous présenter cette nouvelle rubrique, qui, je l’espère sera récurrente et pourra aussi être alimentée par vos soins, chers lecteurs, si le cœur vous en dit.
Le thème de ce numéro tournant autour de la Rencontre, et pour respecter le souhait d’une personne âgée que je ne nommerais pas mais dont le prénom commence par Be et fini par Noît, je vais tenter ici de surfer sur ce concept pour cette première version de la rubrique.
Vous, lecteurs initiés et sur le chemin de l’ouverture et de la découverte, avez très probablement lu ou entendu ce mot « Perma-Culture » (la culture permanente) consistant à concevoir des systèmes s’inspirant de l’écologie naturelle (biomimétisme) et de la tradition. C’est avant tout un « mode d’action » prenant en compte la biodiversité de chaque écosystème, pouvant s’appliquer à tout type de projet et pas nécessairement uniquement agricole. Sa viabilité naît de l’observation avant l’opération, de l’étude avant la construction, et donc de la… rencontre avant l’action !
Ça y est , je le tiens mon fil d’Ariane !

C’est bien l’une des caractéristiques d’un système perma-culturel, et pour le coup dans le domaine agricole. A l’inverse de la monoculture qui a définitivement démontré qu’elle n’était pas naturelle (vous avez déjà vu une forêt naturelle dupliquant parfaitement une rangée de noisetiers ?), la perma-culture trouve sa force dans l’association et la complémentarité des espèces. Exemple avec les aromatiques en associant tomate, basilic, échalote et persil : la tomate aide à la germination du persil, le basilic favorise la croissance des tomates et renforce leur saveur, le persil et l’échalote éloignent certains parasites de la tomate… Une équipe de choc qui réunit dans un même espace tous les ingrédients d’un savoureux coulis ! Un peu comme une équipe d’acteurs qui par leurs personnages spécifiques et interdépendants va donner du caractère à une pièce de théâtre, ou d’un peintre qui va associer les couleurs pour créer l’émotion...

Et hop, triple salto arrière, pirouette effectuée pour faire la liaison avec la culture !
Oui, la rencontre est bien l’une des sources d’un projet permaculturel viable ou d’une œuvre saluée par la critique. Et là vous vous dites : « Ok donc finalement on apprend rien, on le sait qu’un plat ou qu’une pièce de théâtre réussie tient en grande partie de la diversité de ses ingrédients ». Bien sûr que nous le savons déjà ! Mais ne l’avons-nous pas mis un peu trop de côté depuis l’uniformisation, le Taylorisme, le Fordisme, la production en masse, la monoculture (…) ? N’avons-nous oublié ce bon sens paysan, cette tradition, ces remèdes de grands-mères, ces principes bioclimatiques qui disent qu’il vaut mieux orienter sa maison plein sud ? Il n’est pas question de stagner en restant sur des « on a toujours fait comme ça » mais bien d’adapter et de développer une idée plutôt que de la remplacer, de la partager pour la dupliquer et l’enrichir…

En conclusion, puisque je vois le bas de la page annonciateur de fin de place se rapprocher dangereusement, ce texte constituera la préface de cette rubrique que nous espérons pérenne et pertinente. Et par définition, elle ne sera alimentée qu’en osant sortir, sortir de notre maison, de notre zone de confort, de nos idées reçues, pour provoquer la Rencontre, car comme le dit si bien la gazelle qui ne souhaite pas se faire attraper par le fauve : la Vie c’est le Mouvement !

Paix sur Terre aux Femmes et Hommes de bonne volonté.

Jérôme Isard

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