mercredi, 07 novembre 2018 14:41

Conte de Noël

Conte de Noël
C
a me fait un peu bizarre de vous parler du Père Noël alors que cet après midi, le thermomètre annonçait encore 26 degrés en cette mi octobre.
Il va pourtant bientôt être l’heure de lui écrire ! Qu’allons-nous lui demander ?

Je me souviens d’un temps, pas si lointain, où, aveuglés par les mirages d’une société conduite par l’avoir et le paraître, nous commandions, au Père Noël et nous invitions nos enfants à commander, tous les plus beaux cadeaux imaginables :
- sans nous soucier de leur empreinte carbone
- ni de la destruction de l’écosystème que leur fabrication pouvait provoquer
- et parfois sans même nous poser la question du mode de fabrication de ces « cadeaux », des inégalités engendrés ou de l’exploitation éventuelle d’une main d’œuvre d’enfants !

C’était comme ça en ce temps là.
Tout semblait si facile, les ressources naturelles étaient inépuisables, tout est si immensément grand ! Nous ne pensions pas abimer l’air que nous respirions, l’eau que nous buvions, la terre que nous cultivions… Avant de menacer la Vie, on pouvait jeter quelques bouteilles de plastique au fond du lac !

Tout cela c’était hier, ou peut-être avant hier ! Et puis, il y eut un signe, non pas dans le ciel, mais sur les eaux. Un signe sans cygne (voir la couverture du magazine) !

Ça s’est passé dans une ville de France, près des frontières suisse et italienne. Une ville avec un lac dont la réputation internationale entrainait une fréquentation incroyable de touristes avec comme conséquence un déploiement de l’activité économique exceptionnel par rapport à la moyenne nationale ! C’est peut-être ce qui a expliqué l’aveuglement de beaucoup de ses habitants.

C’était en 2018, je crois…
Le lac s’est vidé de centaines de milliers de m3 d’eau. C’était comme s’il avait transpiré ou vomi et, en nous ouvrant ses entrailles, comme s’il avait voulu nous crier : « Stop ! N’en jeter plus la coupe est pleine !
Pleine de votre folie meurtrière, de votre inconscience, de vos certitudes de pouvoir dominer le monde sans le respecter et sans laisser la priorité à votre « Mère/nature ».

C’est cette même année qu’il y a eu autant d’eau déversée dans le Sud de la France, tant de tempêtes tropicales ou d’incendies dévastateurs sur l’ensemble de la planète ! Je me souviens que les personnes qui étaient en responsabilité de gérer le pays avaient eu comme unique réaction que vouloir trouver des solutions pour réparer les dégâts !?
Ils n’avaient pas percuté qu’il fallait intervenir en amont, en prévention et donc nous inviter à changer nos comportements !
Il faut dire qu’en ce temps-là, il y avait encore une organisation très pyramidale, ils ne connaissaient pas encore la gouvernance partagée et les décisions étaient prises dans les bureaux rutilants d’une capitale bien trop éloignée pour régler la plaie béante de ce lac en souffrance.

Et puis, il y a eu la goutte d’eau qui a failli tout faire déborder !

Je ne sais plus vraiment si ça a été le bug informatique, le nouveau scandale de la crise boursière et des banques qu’il a fallu « sauver » à nouveau. Je ne sais plus si ça a été la fameuse grève générale ou si ce furent les -25° enregistrés au thermomètre cet hiver-là, mais un jour, il y a enfin eu, le déclic !
De toute façon, il n’y avait plus le choix !
C’était « déclic » ou « grande claque » !


Bref, toujours est-il qu’un beau matin, beaucoup se sont réveillés avec un regard différent sur leur journée :
- “Ce matin, je vais prendre le temps d’un bon petit déjeuner, équilibré et en compagnie de mes enfants pour vraiment écouter leur besoin.
- Je ne prendrai pas la voiture, il fait beau, j’ai le temps et le vélo est prêt.
- La douche ? 4 minutes maxi !
- Personne à la maison durant la journée, le chauffage restera donc à 18°.
- Le boss, que j’appelle maintenant Jean-Michel depuis qu’il nous parle de gouvernance partagée, a mis en place une prime pour l’achat de mon vélo et prévu un parking couvert à cet effet…
- Ce matin, à la machine à café je serai attentif. Nathalie ne m’a pas semblé très bien hier ? J’irai lui parler et passer un moment avec elle”.

Je m’arrête là parce que le descriptif d’une journée « augmentée » peut être long et c’est une démarche très personnelle. Je voudrai tout de même ajouter un aspect que je trouve essentiel et qui me tient à cœur de partager.

La journée de notre ami ne se termine pas en passant directement de la télévision ou du retour d’une soirée à la couette bien douillette.

Le calme est revenu dans la maison, dans la chambre, il s’isole. « Comment s’est passée ma journée ? Quel sens a eu telles ou telles initiatives ou gestes ou réflexions … Ça, c’était plutôt chouette mais sur cet autre point, je peux m’améliorer. Tiens ! J’en parlerai avec Dominique demain, il a surement vécu des choses que nous pouvons partager pour nous aider mutuellement.

Vous me croirez ou pas, mais c’est d’abord ce dernier aspect qui est venu sauver notre planète et qui a redonné aux individus le goût, l’envie, la mobilisation et la créativité pour « Donner du Sens et Inventer Demain ».
N’est-ce pas ce que nous avons déjà évoqué en parlant de vie intérieure et d’écologie intégrale ?

Benoît

Pour ceux qui ont lu cet article, qui désirent poursuivre la réflexion, retrouvons-nous le mercredi 28 nov. à 20h à La Fabrique des Embellies à Annecy. Merci de vous inscrire par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou en appelant Benoît : 06 62 24 29 65.
Une belle façon de préparer Noël !

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