lundi, 05 mars 2018 13:57

Justice ou Justesse ?

Justice ou Justesse ?
L
a notion de justice est en lien étroit avec le respect d’une loi.
Dans une démarche démocratique et en particulier en France, la loi est le fruit d’une proposition étudiée au sein de L’Assemblée Nationale par des députés supposés être représentatifs de l’ensemble de la communauté nationale. La loi a pour mission d’encadrer un vivre ensemble, protéger le bien commun en harmonisant les meilleures relations entre les hommes, préservant aussi l’intérêt du plus faible.
De fait, réglementer la vitesse sur la route à 80 km/h, imposer le paquet de cigarettes à 10 euros, dissimuler un radar dans une poubelle et obliger la vaccination en faisant ingurgiter plus de 11 vaccins à un nourrisson… sont des exemples de lois…

Cette réglementation nous est donc présentée comme étant « légitime » ! Dans le système actuel, ceux qui ont le pouvoir et l’avoir sont ceux qui imposent ces lois. Quelle est leur motivation profonde et comment vérifier le bien fondé de leur intention ?

Punir, réprimander, imposer… Est-ce bien l’unique solution à une situation de déséquilibre voire de flagrante injustice. Au même titre que la violence entraine la violence, la punition sans autre mesure qui l’accompagne, transforme l’autorité (du latin autoritare qui signifie : désirer voir grandir) en un pouvoir insupportable. C’est ce qu’on appelle la pédagogie noire. Cette proposition éducative a fait partie de notre histoire, particulièrement dans un milieu très « catho ». Nous ne pouvons la renier mais n’est-il pas aussi l’heure de nous tourner vers plus de pédagogie blanche ?

Et si la justice donnait la main et se laissait conduire par sa grande sœur qu’on appelle « justesse » ? Elle rime avec délicatesse voire tendresse… Elle est bienveillance en accordant une attention particulière et prioritaire à repérer le potentiel de beau, de bon, de bien dans celui avec qui j’entre en relation : un enfant, un frère, un parent, un collègue, un supérieur hiérarchique (aïe aïe, aïe… il y a bien des concepts à retravailler et une sémantique à réviser !!!)…

à 60 ans, j’ai donc proposé à mes cinq enfants une éducation dans une démarche plutôt « à l’ancienne » quoique les 16 années d’écart entre la première et la dernière ainsi que l’expérience, m’ont tout de même permis d’ouvrir les yeux. Aujourd’hui, quand je les vois appliquer cette pédagogie blanche à mes petits enfants, je suis vraiment témoin de cette belle évolution et de ce chemin d’authenticité dans la relation.

Bien sûr, il y a parfois des moments plus délicats où la fatigue aidant, la colère pointe à l’horizon. L’état de stress n’est pas bon conseiller.
La justesse, c’est aussi la préservation du bien commun et pour cela, il est nécessaire de poser un cadre et des limites à ne pas franchir. Parfois le ton monte, les sourcils se plissent et la fermeté s’impose. Plus l’éducateur a été dans la bienveillance, l’attention et la patience, plus la fermeté affichée sans violence permet le respect du cadre qu’impose cette justesse pour plus de justice.

Notre Ministre de la Justice ne devrait surtout plus se positionner comme « Garde des Sots » mais bien comme Ministre de cette Justesse. Les français ne sont pas sots, ils sont justes en réaction à un système qui ne sait plus qu’augmenter le coût des amendes pour apprendre le stationnement, augmenter les capacités d’accueil en milieu pénitentiaire plutôt que de traiter les difficultés en amont par la prévention…

La solution ?

Nous, parents et grand-parents, éducateurs, commençons par retourner sur les bancs de l’école. Réapprenons à accompagner nos tout petits dans l’apprentissage de la Vie. Donnons-leur la priorité, la chance que chacun mérite par la confiance accordée. Ce sera la façon la plus aisée pour eux d’accueillir le cadre qu’ils admettront nécessaire.

La famille est le socle de tout projet communautaire.
Aidons-la !

Benoit

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