mercredi, 22 mars 2017 08:26

‘‘Rachel’s Second Life’’

‘‘Rachel’s Second Life’’

Ce que jeux


c’est participer à la vie


dans un sens plus large

P
ourquoi décide-t-on de changer de vie ? Qu’est ce qui peut déclencher un changement radical de direction ?
J’ai pratiqué un métier, retoucheur photo, qui m’a apporté de nombreuses satisfactions : technique, créativité, couleur, le bonheur de travailler dans une petite équipe soudée et par le fait, j’ai apporté ma petite pierre à l’édifice d’un studio aujourd’hui pleinement reconnu par la profession.
Pourtant, peu à peu, mon intérêt s’est amoindri...
L’ennui s’est installé et surtout beaucoup de questionnements. Qu’est-ce que je fais ? Est-ce vraiment utile ? À qui cela sert-il de falsifier des images ? Les gens ont-ils vraiment besoin de ces objets que je modifie pour que mon client puisse mieux les vendre ?
Et mes enfants, quelles valeurs vais-je leur transmettre ? Quel est le sens de tout cela ? En fait, voilà la vraie question ! Quel sens est-ce que je veux donner à ma vie, quelles valeurs vais-je transmettre à mes enfants et à mon entourage ?

Alors j’ai cherché et j’ai redéfini mes vraies envies, mes vrais objectifs, ceux qui me permettraient d’être épanouie et heureuse, et d’en faire profiter les autres. Cela a pris du temps bien sûr, mais justement, il est urgent de prendre son temps. Aujourd’hui, je peux dire avec certitude que j’ai trouvé ma nouvelle voie et la suite logique de mon chemin. Je vis à la campagne, dans un petit hameau. Dans le parc juste derrière ma maison, mes deux ânes et ma jument se baladent paisiblement. Dans le jardin, mes petits garçons s’initient aux plantations et à la culture potagère.
Car voilà ce que je veux ! Participer à la vie dans un sens plus large. Je veux nourrir ma famille avec de la bonne nourriture issue de plantes que je fais pousser moi-même : ces petits légumes et toutes ces plantes que je chérie chaque jour avec application et bonheur. Je veux que mes enfants sachent que les carottes poussent dans la terre, que les tomates ne doivent devenir rouge que grâce au soleil, que les épinards sont de belles feuilles vertes avant d’être hâchés dans leurs assiettes et que tout cela n’est possible que si l’on prend soin de la terre, qu’on la garde vivante.
Mais faire pousser des légumes, même si j’ai grandi à la campagne et vu mon père jardiner toute sa vie, ça ne s’improvise pas, surtout si l’on souhaite jardiner dans le respect de la terre et de la nature.

Aussi, après de nombreuses lectures, de multiples vidéos, maints échanges avec des personnes compétentes, j’ai décidé de faire une formation diplômante afin d’avoir le maximum de cartes en mains. Me voici de nouveau écolière... en maraîchage-horticulture ! Une formation soutenue et très enrichissante où les autres écoliers partagent avec moi cette soif d’apprendre, créant une dynamique de travail collectif sans compétition et plus basée sur l’entraide. à l’issue, nous pourrons nous réorienter dans différents métiers « proches de la Terre ».
Et du coup, mon projet grandit car je suis pour l’échange et le partage. Outre le potentiel que je pourrai développer au sein de plusieurs structures, respectueuses de la terre, mon prochain objectif est le suivant : créer un lieu dédié à la culture potagère (de préférence en permaculture), de jardins partagés qui seraient non seulement un lieu de nature, de calme et propice à la méditation, mais aussi d’échange, de transmission, de lien social... Une nouveau livre à écrire...

Rachel Isard

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.