mardi, 19 mai 2020 09:05

La « Noosphère »…

La « Noosphère »…

Nos connaissances acquises permettent à la science de décrire l’évolution depuis le Big Bang voilà environ 13,5 milliards d’années. Ce cheminement se traduit aussi par un déploiement des conditions de la vie dans l’univers. Darwin l’avait bien décrit.

 

Le mode que nous expérimentons en entrant dans la noosphère correspond à une diminution de l’importance de la matière au profit d’une dimension plus invisible qualifiée de « spirituelle ».

 

Bien-sûr, il n’est pas question de remettre en cause la matière et la création qui font partie de notre condition d’êtres incarnés. En revanche, et particulièrement depuis la découverte de l’infiniment petit et de l’univers quantique qu’elle a initié, nous sommes invités à une attention toute spéciale à « l’invisible » qui s’apparente très rapidement à la notion de conscience.

 

Certains d’entre nous gardent, en ces temps difficiles, une activité très incarnée et qu’ils soient très largement remerciés et soutenus. Ils sont en premières lignes pour faire face à ce virus.

 

En même temps, plus de trois milliards d’individus sont confinés chez eux à travailler sous une forme beaucoup plus virtuelle voire « à ne rien faire » !

Nous avons à découvrir une nouvelle forme de « production », de fécondité, un nouveau mode de « faire » et probablement « d’être » qui changeront radicalement notre vision des années à venir.

 

Autorisez-moi, une fois encore (et pardon pour cette insistance !) à souligner les leçons à tirer de ces événements douloureux et des liens que j’y pressens avec la noosphère dans le contexte des religions et en particulier, la religion chrétienne (catholique) que je connais un peu.

 

C’est un prêtre jésuite (donc catho !), qui, parmi les tout premiers a proposé cette dimension nouvelle de « noosphère ». Il s’appelle Pierre Teilhard de Chardin (mort en 1955). Comme pour beaucoup de propositions nouvelles, son travail et sa pensée n’ont pas été largement reconnus dans un premier temps ! Il a rapidement été invité par son Eglise à aller étudier ses petits cailloux de paléontologue à l’étranger (en Chine !?) pour ne pas gêner une Institution qui l’a traité de fou et qui l’a trouvé bien perturbant avec ses idées révolutionnaires.

Il a été réhabilité dès Vatican 2 (1962) et en particulier par les papes depuis lors. Le Pape François le cite dans son travail sur l’écologie intégrale présenté dans son encyclique « Laudato Si).

 

Que « tout » soit appelé à « se spiritualiser », c’est aussi considéré le besoin de privilégier une dimension « invisible » dans tous les domaines que l’Homme est appelé à expérimenter durant son existence terrestre.

 

C’est la vision de Teilhard. En entrant en communion et dans l’émerveillement de la matière et de la nature qui l’entoure, il comprend que cet univers fait partie d’un « Grand Tout ». A travers les études qu’il mène en paléontologie, il comprend le lien entre le Créateur et la Création (je vous invite à repérer une fois encore la similitude avec la pensée orientale). Dans la vision chrétienne qui l’anime, il franchit une étape supplémentaire : le Christ, pleinement Homme et pleinement Dieu, participant de cette Création, est au cœur de cette évolution et l’accompagne.

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