mardi, 19 mai 2020 08:59

Que faire de cette pandémie ?

Que faire de cette pandémie ?

Si Monsieur Macron n’insiste pas plus en invitant la France à cette dimension plus intérieure, plus « essentielle », comme il l’a évoquée dans l’une de ses allocutions, le « message à capter » du coronavirus sera vain.

 

Les moyens techniques, économiques et financiers sont nécessaires mais ils doivent être complémentaires voire conséquence d’un élan moteur qui émane du plus profond de chacun de nous. Elle part de là, cette « solidarité » qui lui est si chère.

C’est la raison pour laquelle j’ai souvent évoqué le besoin d’un Ministère de l’Intériorité en complément essentiel d’un Ministère de L’Intérieur !

 

Pire, je crois que si nous l’emportions sur ce virus à coup de moyens techniques ou scientifiques ou économiques, nous verrions alors « l’abomination de la désolation » évoqué dans la Bible et repris dans l’Evangile !

L’Homme pourrait, une nouvelle fois (dernière fois ?) penser qu’il pouvait s’en sortir tout seul, sans faire appel à cette dimension qui le dépasse et le transcende !

 

C’est là que l’on se rend compte que la scission provoquée par la loi de 1905 sur la laïcité n’est pas totalement ajustée. Qu’il y ait un cadre spécifique à chacune des deux dimensions qui semblent ne pas intervenir dans les mêmes domaines, cela paraît sage. En revanche, vouloir les séparer sans ne jamais faire aucun pont entre les deux, c’est renier une partie de notre histoire, c’est passer à côté d’une vision holistique de la nature humaine, c’est, une fois encore, affirmer que l’Homme dans son organisation sociétale peut se passer de Dieu ou tout au moins de cette dimension spirituelle déjà évoquée…

 

 

 

Qu’en est-il donc de ce message « corona-rien » ?

 

 

Il me semble qu’émane de Nicolas Hulot une grande sagesse lorsqu’il dit que la priorité d’aujourd’hui n’est pas à la construction de l’après virus mais bien plutôt à l’attention à porter à ceux qui souffrent et à ceux qui peinent auprès de ceux qui souffrent.

 

Nous pouvons simplement évoquer les domaines où cette crise vient nous alerter, « nous adresser un ultimatum » pour reprendre les termes utilisés par Nicolas.

 

Nous sommes ou avons tous été, avec notre part de responsabilité, consciente ou pas, comme des « Icare » ! Notre problème ne date pas d’aujourd’hui puisqu’il est perçu déjà dans le récit de la mythologie grecque.

 

Avec notre refus d’accueillir l’Alliance proposée par Dieu qui nous invitait à la petitesse, l’humilité, la dépendance, nous avons tenté de nous en sortir sans Lui. Nous avons donc construit un labyrinthe dans lequel nous nous perdons sans fin avec l’immense angoisse de ne pas trouver d’issue.

Plutôt que de « revenir à Lui de tout notre cœur », nous nous sommes entêtés et, par les ailes de notre science et par l’illusion d’un bonheur à construire de nos mains, nous nous sommes crus en capacité de pouvoir rejoindre la lumière du Soleil…

 

Voilà donc des millénaires que nous savons et des millénaires que nous nous faisons croire…

 

 

Il y a eu des tremblements de terre, des tsunamis, des épidémies, des guerres…

Jamais, une pandémie de cet ordre-là n’était venue provoquer un tel bouleversement, une telle remise en cause de tout et de tous. J’ai peur, en outre, que les effets ne s’arrêtent pas avec la fin du confinement. Il nous va falloir Tout reconstruire dans tous les domaines organisationnels et sur l’ensemble de notre planète !

Pages précédentes / suivantes : « L’Amour… Réflexions sur ce virus… »

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.