mardi, 14 mai 2019 06:37

ORA et LABORA…

ORA et LABORA…
 
A

u 1er Mai, tout est dit : faites du travail et Dieu s’élèvera… plait-il ?

En ce même jour se rencontrent la Fête du Travail, la Saint Joseph Artisan, celui qui travaille consciencieusement dans l’intimité quotidienne de Jésus et la Saint Jérémy, de l’hébreu “yremiyah” : “Dieu a élevé, Dieu élèvera”.
Tout cela mis  l’un dans l’autre, la spiritualité aurait-elle sa place dans le monde du travail ?
Mais de quel travail parle-t-on ? Travail collectif, travail sur soi, travail acharné, travail désincarné, travail élitiste, travail de masse, travail à la chaîne, travail d’orfèvre, travail de parturiente1, travail de forcené, travail d’écolier, travail de salarié, travail d’indépendant, travail de dépendant ?
Et la spiritualité, c’est quoi au juste ? « Qualité de ce qui est de l’esprit, de ce qui est dégagé de toute matérialité », « ce qui concerne la doctrine ou la vie centrée sur Dieu et les choses spirituelles » (Larousse).

Alors comment relier l’immatériel au monde de l’entreprise ?

La spiritualité, c’est prendre ses responsabilités, faire remonter en soi le meilleur de son être et le diffuser dans le monde. Tout un travail ! Fait de joie et de souffrances, de doutes et de persévérance, de deuils et de renaissances. Un travail à temps plein où l’on est son propre patron, exigeant, impatient parfois, conciliant à d’autres moments. En période d’essai permanente. En découverte assurément.
Quand je suis employé, ouvrier, salarié, collègue, patron, j’assume un rôle et quand je rentre chez moi, j’en assume un autre : parent, époux, enfant, colocataire.  Mais au plus profond de moi, je reste le même : un être spirituel, merveilleusement beau et riche, qu’il me revient de ramener à la surface pour le faire briller aux yeux de tous et le partager aux cœurs des autres.

Alors quel que soit le degré d’effort engendré par le travail, de la torture 2 à la simple résistance de fond, le travail fait progresser, avancer et nous élève quel que soit notre but.Et si l’on aspire à plus de légèreté, pourquoi ne pas opter pour la solution qui transforma le travail en un voyage3 … voyage à l’intérieur de soi pour embellir les relations à l’extérieur, au travail ou ailleurs.

Alors après ce premier jour de repos bien mérité, en ce mois de mai, permets-toi de faire ce qui te plait ! Sois toi.

 

Nathalie Delaunay, Étoile et VieS
Sophrologue, praticienne en Dien Chan et Relation d’aide

Annecy – 06.78.07.34.10. www.etoile-et-vies.fr

 

1 La “parturiente” est la femme enceinte en train d’accoucher.
2 Le mot travail viendrait du mot latin « tripalium », qui était un outil de torture à trois branches. Une autre hypothèse voudrait que ce soit le mot “trabs”, qui signifie « poutre » et a généré le mot « entraver » à l’image des animaux que l’on entrave d’une poutre pour les faire travailler aux champs ou au moulin.
3 Travailler et « travel », voyage en anglais, auraient les mêmes racines médiévales.

 

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