jeudi, 17 mai 2018 07:41

Zéro ou zera'

Zéro ou zera'
A
près les pensées philosophiques de Marc Halévy proposant une vision inspirée de la tradition juive, nous restons dans un contexte similaire, avec Annick de Souzenelle qui nous donne comme étymologie du mot « zéro » en français, le mot« zera’ » en hébreu qui signifie « la semence ».
Je vous laisse découvrir ci-contre la petite démonstration proposée par Bernard Weber.
Si elle est difficile à comprendre sous cette forme, de petites vidéos sur le web l’expliquent plus en détails (voilà qui va rappeler à certains d’entre vous, les identités remarquables des cours de 4ème et de 3ème !).

La seule faille dans cette démonstration est que, en mathématique, il est IMPOSSIBLE de diviser un nombre par « zéro » (or si a=b=1 alors a-b=0 et ne peut donc figurer sous aucune barre de fraction !).

Cet axiome s’applique tous les développements de cette science très théorique mais qui, depuis des civilisations, a permis les progrès de notre technologie.

Et pourtant la notion de « zéro absolu » n’existe pas dans la nature. La physique se sert largement des mathématiques pour développer ses théories et pourtant voilà deux sciences en contradiction sur la notion du rien, du vide, du néant… En physique, le néant existe « de moins en moins ». Même le vide que l’on avait cru présent au cœur de l’atome est devenu onde, énergie, vibration…

Si « zera’ », loin d’être le néant a comme signification la notion de « semence », il nous dit l’importance de la petitesse, de l’infiniment petit, dans le principe de la vie.
Il suffit de rejoindre les mathématiques pour constater que le “Principe” de l’infiniment grand, de la Toute Puissance, de l’Eternité… est le résultat d’un nombre quelconque divisé par l’infiniment petit ! Véritable appel à l’humilité !

Comme s’il suffisait de « se laisser partager » par le plus petit pour devenir plus grand.
Notre monde a besoin de cette immensité de petitesse, de discrétion, de réserve, de silence, de vie intérieure… Or toutes nos organisations sont animées (parfois avec sincérité) par un principe de pouvoir, de démonstration de force, de besoin de paraître voire de s’imposer pour “ régler les problèmes”.

Pour laisser toute la place à la Vie, il faut accorder à la semence son rôle premier. Il faut laisser pousser dans le silence de la Terre, le germe de la Vie, sans ne vouloir brûler aucune étape et surtout pas à coup d’engrais pour nos plantes ou d’hormones pour nos animaux ou pour les enfants d’Homme !

Déposons la bonne semence, pas celle de nos laboratoires.
Déposons-la dans la bonne terre, celle qui lui correspond pour ne pas avoir à irriguer démesurément. Et puis, « ne nous retournons pas », dans la confiance, laissons agir. La vie est là, elle ne désire qu’une seule chose redonner chaque année la semence dont nous avons besoin…
Voilà un beau projet de développement personnel et communautaire.

Benoît

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