vendredi, 24 janvier 2020 09:26

VIDE ou NEANT… ?

VIDE ou NEANT… ?

 

 
S

ubtilité de langage ? Pas vraiment !
Le « néant » est juste indéfinissable puisqu’il évoque la « non-vie », l’absence de toute vie. Il n’est même pas un point d’interrogation qu’il ne mérite pas d’être puisqu’il n’EST pas.

Le “vide” est très différent dans la mesure où il évoque l’absence d’un contenu dans un contenant délimité. Il est la conséquence d’une action ou démarche qui aurait amené à ôter ce contenu. On va dire qu’il en reste une trace, ne serait-ce, a minima, le souvenir ou l’information de cette ancienne présence.

Dans une totale opposition au concept de « néant », le « vide » est probablement en lien avec l’origine de toute vie. N’en est-il pas sa condition première ?! Ce ne sont pas mes frères bouddhistes qui me diront le contraire : la notion de vacuité leur est précieuses et chère.

- Que ce soit l’évocation de ce point infiniment petit à l’origine du Big Bang et de l’expansion des milliards de milliards de galaxies qui constituent notre cosmos mystérieux dans ses dimensions insoupçonnables.
- Que ce soit la graine de moutarde (la plus petite de toutes les semences) qui donnera l’arbre le plus grand de son environnement naturel.
- Que ce soit la dimension microscopique d’un spermatozoïde venant à la rencontre de « sa compagne ».
- Que ce soit la toute puissance qui a rendez-vous avec l’infiniment petit de la crèche ou de la croix.

Tout concours à démontrer que la vie ne sait pas et ne peut pas s’initier autrement que par un « vide » qui n’est pas « néant « parce que le “vide” garde trace de « quelque chose » de mystérieux qui a été et qui est probablement sous une forme plus difficile à percevoir.

C’est Annick de Souzenelle qui propose l’origine du mot « zéro » par le mot hébreux « zera » qui veut dire… la semence !

Pour que la Vie soit, il faut d’abord lui permettre de remplir l’espace qu’elle est appelée à occuper. C’est lorsque qu’il ne restera apparemment plus rien à percevoir avec les yeux, voire avec notre intelligence, que la Vie, la vraie pourra alors s’épanouir.

Nous en sommes là ! Le choix de la vacuité est tellement inconfortable et fait tellement appel à un lâcher-prise humainement inacceptable que notre monde vacille sans plus trop savoir sur quel pied danser ou sur quel repère s’appuyer.

Mais c’est aussi dans cette prise de conscience que s’ouvre la voie de notre liberté, celle de la paix et de la joie profonde !

Dans nos vies personnelles comme dans nos organisations à réinventer, « Demain » nous tend les bras avec sa noosphère à découvrir (voir Marc Halévy le 17 mars en conférence sur Annecy) ou avec cette pyramide de Maslow à renverser (voir pages suivantes)…

« Il est où le bonheur, il est où… Il est là le bonheur, Il est là ! »

Benoît

 

 

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.