vendredi, 24 janvier 2020 09:23

La pyramide des besoins : Maslow renversé et renversant… !

La pyramide des besoins :  Maslow renversé et renversant… !

 

 
A

ujourd’hui les grévistes ou les manifestants de tous bords revendiquent afin que le gouvernement réponde à leurs besoins.
Il existe effectivement une tranche de la population française qui croule sous le poids de charges et il ne faut même pas chercher à connaître l’origine de ces malheurs. Devant la misère, il n’est plus l’heure de savoir le pourquoi du comment et surtout pas l’heure de trouver un coupable. Il est l’heure d’aimer et aider. Point barre !

Mais cette part de la population française représente un pourcentage que l’élan de notre solidarité commune pourrait aisément prendre en charge !

En revanche, nous ne sommes pas dans des conditions climatiques et d’hygiène de vie insupportables. Alors, en France, de quels besoins parlons-nous lorsque que les manifestants descendent dans la rue ?
Un SMIC… à 1000, 1200, 1800, 2000… d’où sortent ces chiffres ?

La notion de “besoin” rappelle fortement ce schéma connu de beaucoup d’entre nous et que l’on appelle la pyramide de Maslow. Ce chercheur américain, né en 1908, est à l’origine de la construction de beaucoup de nos organisations.
Pallier en priorité aux besoins matériels, puis aux besoins sécuritaires pour atteindre la dimension de la relation à l’autre, enfin, s’intéresser à l’estime de soi et finalement à la réalisation de soi, c’est sur cette base qu’a été établi le système organisationnel de notre Occident depuis quelques décennies.

Pourtant, bien peu de personnes savent que Abraham Maslow lui-même, quelques mois avant sa mort avait invité ses “disciples” à explorer une étape supérieure dans le schéma de sa pyramide en rajoutant un étage tel que présenté ci-dessous. Il avait appelé cette dimension supérieure : “le dépassement de soi” !

“Papa, je ne veux pas réussir dans la vie, je veux réussir Ma Vie !” (cf le fils de Marc Halévy…)

Autrement dit la pyramide de Maslow doit être inversée entrainant ainsi une grande remise en cause de nos visions pour “Demain’. Une période de complexité nous attend où plus rien n’est vraiment compréhensible ! Changement de paradigme oblige !

La recherche de Sens mobilise de plus en plus d’attention dans tous les compartiments de nos vies (famille, éducation, scolarité et formation, entreprise et bientôt l’ensemble de nos organisations).
Il semblerait que cette recherche de Sens ne soit plus une finalité (sommet dépassé de la pyramide) mais bien priorité à poser à la base et peut-être même moteur de nos existences !

C’est pour cette raison que l’on parle d’inverser la pyramide !

Effectivement, c’est beaucoup moins stable et moins confortable ! Nous l’expérimentons dans le chaos que nous vivons aujourd’hui dans notre cher pays voire notre Occident tout entier.

Ce qui était but et finalité dans l’ancien schéma, devient moyens ! On peut faire l’analogie avec le monde du travail : le big boss omnipotent au sommet de l’ancienne pyramide devient, dans l’organisation de demain, serviteur !

C’est la priorité donnée au sens (1) qui ouvre très rapidement vers la prise de conscience de nos valeurs et de nos talents individuels lesquels autorisent la réalisation (2) et l’estime de soi (3). Presque simultanément ce processus ouvre vers l’autre avec qui la relation (4) devient de plus en plus ajustée et harmonieuse. Quant aux besoins physiologiques et matériels (5), ne pourrait-on pas en déduire qu’ils seraient presque, dans cette logique, les fruits de cette nouvelle façon d’appréhender la Vie !

Quand j’invitais nos responsables politiques à mettre en place un Ministère de l’Intériorité en complément de celui avec lequel Monsieur Castaners tente de se dépatouiller au milieu de cette incohérence, je crois que je ne me trompais pas beaucoup.
Alors les grévistes dans un élan de sagesse, découvrant ce nouveau projet de société, ne descendraient plus dans la rue pour prioriser les besoins matériels mais accepteraient peut-être de s’asseoir à la table du “partage” et non plus des “négociations” !

N’est-ce pas une dimension à intégrer dans les projets de ces serviteurs, ô combien précieux, qui s’apprêtent à prendre nos municipalités en responsabilité ?

Pour que ce projet fonctionne, il faut effectivement des serviteurs/leaders de nos organisations modernes. Faudra-t-il attendre la génération suivante, celle des jeunes qui veulent “réussir leur vie”,  pour connaître cette ouverture et cette générosité ?

J’ai bien peur que nous n’en ayons pas le temps !

Benoît

 

 

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