vendredi, 24 janvier 2020 09:00

WC secs ?… Avec les plus vifs remerciements de Dame Nature…

WC secs ?… Avec les plus vifs remerciements de Dame Nature…

 

 
I

l faudra bien qu’on y arrive mais à quel prix ? Nous avons eu l’occasion, il y a quelques temps, d’accueillir un jeune demandeur d’asile venu d’Afrique. Pour lui, un des plus grands chocs culturels en arrivant dans notre pays « modèle » : la chasse d’eau ! “Comment pouvez-vous utiliser de l’eau potable pour nettoyer vos toilettes ? ”

Nous recherchons les gestes les plus ajustés et les solutions pour préserver nos conditions de vie sur terre et par là-même, celles de la faune et de la flore qui nous accompagnent. Qu’en est-il de ces quelques 10 à 15 000 litres d’eau que chacun d’entre nous, chaque année, envoyons dans nos usines pour traiter nos déjections et l’ensemble de ce que nous appelons nos « eaux usées ». Pauvre nature que nous « usons » ! Les mots sont souvent révélateurs de grandes vérités ! En effet, nous retrouvons de plus en plus, dans nos sols ou nos rivières, la trace de pesticides et de médicaments que nos traitements n’ont pu éliminer.

Notre terre a droit à la contribution de nos urines et de nos fèces (matière fécale) ! Humblement, offrons-lui si nous le pouvons et surtout dès que nous le pourrons. L’étude bio-chimique de la décomposition de ces matières dans le milieu naturel permet de proposer aujourd’hui en habitat individuel (voire prochainement en collectif ?) ce que l’on appelle les WC secs. Nous ne pouvons ici entrer dans le détail de ces réactions chimiques et naturelles mais il suffit de savoir que le mélange immédiat de nos déjections avec de la sciure ou des copeaux de bois enclenche un phénomène qui fait coup double : pas d’odeur et un compost optimal assuré pour le jardin.

Quand on parle d’avoir à changer nos modes de vie pour favoriser la transition (on ne parle pas de transit ! ☺) et préserver notre écosystème, on ne pense pas spontanément à cet aspect de notre quotidien. Pourtant, à l’heure où des milliers de migrants climatiques cherchent refuge dans nos pays européens, il faudra bien être en capacité d’assouvir toutes leurs soifs !

Enfin, connaissant le coût de cette eau nettoyée pour être “buvable”, regardons les économies que cette proposition peut représenter dans nos foyers.

Benoît

 

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