vendredi, 24 janvier 2020 07:45

L’Age pivot qui vaut… quoi ?

L’Age pivot qui vaut… quoi ?

 

 
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a France n’est-elle pas un peu “maso” ? Il est vrai que c’est dans notre tempérament de coqs d’être un peu rebelles et “pour tout ce qui est contre et contre ce qui est pour” ! C’est peut-être ce qui nous rend “attachants” aux yeux des étrangers qui nous regardent d’un air un peu amusé : “Ah ces français, capables du meilleur comme du pire ! ”

Ceci étant dit, de moins en moins de personnes ne sourient aujourd’hui. Touristes et franciliens se désolent à la fois de la gêne occasionnée par les grèves mais encore plus de l’incohérence de tous les acteurs et responsables de cette folle épopée.
Heureusement que le ridicule ne tue pas. Il n’y aurait probablement plus grand monde à l’exécutif de notre pays et les syndicats seraient encore moins représentatifs de ceux qu’ils pensaient représenter !

Tout cela principalement à cause d’egos surdimensionnés qui, sous prétexte d’œuvrer pour le bien commun s’arc-boutent sur des positions désolantes d’aveuglement.

Elles feraient bien, toutes ces personnes en chargent de nos organisations de venir visiter l’un ou l’autre des professionnels présentés dans cette rubrique “Qualité de Vie”. Ils découvriraient alors leur vraie histoire, cet enfant intérieur qui sommeille et qui voudrait bien ne pas attendre “l’âge pivot” pour renaitre…

Car en fait quel est le bon âge pour “pivoter” ? La retraite devrait être un temps pour se “retirer”, se “traiter’ différemment, prendre du recul par rapport au tumulte d’une existence souvent surchargée et pleine de tensions.

La “retraite” est le moment privilégié pour opérer les changements incontournables qui permettent de cheminer vers plus de paix, de sérénité… C’est un temps pour favoriser une dimension souvent cachée de notre vraie nature humaine ?  C’est un temps où les conditions de vie matérielles sont moins prioritaires parce que d’autres valeurs le deviennent…

Comment aller à la rencontre de cet ego qui nous a longtemps maintenu dans l’illusion d’une histoire que nous nous sommes inventée pour survivre ? Ceci nous concerne tous et même, et surtout, ceux qui sont au devant de la scène, en responsabilité de résoudre les tensions actuelles.

J’aimerai être mouche ! Existe-t-il à la table des négociations un tour “météo”, un temps pour entrer dans “l’ici et maintenant”, un temps pour oser le silence pour être dans une écoute authentique.

S’asseoir à la table des négociations, ce n’est pas d’abord aller défendre un point de vue ou une conviction si fondée soit elle. Cette méthode date d’un temps où la pyramide imposait une épreuve de force ! Ce n’est plus le cas aujourd’hui !

Négocier, c’est d’abord se mettre à l’écoute, puis au service afin de passer du désaccord au malentendu puis du mal entendu à un respect mutuel issu de la bienveillance qui ouvre vers tous les possibles.

La recherche d’un “con-promis” n’était même pas la solution puisque promettre à Monsieur Macron de trouver un “con” était juste révélateur de l’impasse dont nous ne sommes pas près de sortir !

 

Benoît

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