mardi, 08 janvier 2019 10:28

“Bereshit : commencement ou principe de vie ?”

“Bereshit : commencement ou principe de vie ?”
U
n jour, peut-être, l’un d’entre vous, lecteur ou annonceur, prendra l’initiative de soumettre un texte, un témoignage, un article dans cette rubrique “Réflexions” pour alimenter et enrichir d’une dimension différente et complémentaire le regard qui est le mien concernant cette dimension spirituelle et qui colore de ses multiples facettes les colonnes de ce magazine. Bienvenue à vous !
J’aimerai en ce début d’année, partager avec vous les pensées d’une personne qui m’est chère, non pour la connaître personnellement (hélas) mais parce qu’elle a éclairé mes recherches durant ces dernières années.

Annick de Souzenelle est aujourd’hui “une dame âgée mais tellement heureuse !” (je la cite). Mathématicienne puis infirmière pour se rapprocher de la personne humaine, passionnée de la psychologie des profondeurs, théologienne, elle a bifurqué d’un christianisme “romain” pour se rapprocher de l’orthodoxie qui lui a permis de revenir à la source et à l’origine des textes bibliques en hébreu.

C’est ainsi qu’elle souligne la traduction incomplète du premier mot hébreu du premier chapitre du premier livre de La Bible : “bereshit”. En dehors d’une lecture historique parfois possible, Annick nous invite à la compréhension mythique de ce texte. Ainsi, la traduction “Au commencement Dieu créa…” n’est pas ajustée. Ce mot contient plutôt une notion de “principe de vie” et pas forcément un chronos sous-entendu par ce passé simple. C’est un présent particulier, permanent et optimal, qui est le “kaïros” dans le grec ancien.

Ça ne change pas tout mais ça ouvre sur une création en perpétuelle évolution, dans un ici et maintenant qui rappelle la puissance du moment présent …

Je vous invite à faire connaissance avec Annick de Souzenelle. Sa bibliographie est impressionnante. Peut-être aussi que les nombreuses conférences ou interviews publiées sur internet peuvent vous permettre de faire quelques pas avec elle.

Pour terminer et pour vous donner en-Vie… En prenant garde de ne pas raccourcir sa réflexion par quelques mots sortis de leur contexte, Annick propose de ne pas considérer bêtement la notion de “Bien” et de “Mal” mais d’aller réfléchir sur la notion de “accompli” ou “non accompli” : le chemin qui reste à parcourir pour devenir ce que nous sommes ou plus précisément ce pour quoi nous avons été invités à la Vie.

Désolé pour cette approche un peu “fumeuse” en ce début d’année.
Ce pourrait être une bonne résolution pour 2019 de prendre le temps d’alimenter de quelques pensées philosophiques notre vie intérieure !

Benoît

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